16 juin 2011

Homélie du vendredi 22 avril 2011-Jésus s'avance pour combattre en nous

Homélie du vendredi saint - Année A

Je voudrais vous adresser deux invitations :

La première est une invitation à la lecture. Le père Rouillard nous a fait découvrir hier quelques aspects de la richesse du dernier livre de benoît XVI, qui n’est un livre de pape, mais un livre de théologien, qui tente de faire une synthèse entre l’intelligence et le cœur dans la connaissance de Jésus.

Puisque le carême et en fait la vie toute entière est une affaire de conversion, il faut convertir notre intelligence autant que notre cœur (j’en ai fait part aux lycéens, l’autre jour, de ma crainte à ce sujet : il  ne faudrait pas que leur foi se « sentimentalise »)

La seconde invitation se situe d’avantage dans le cœur et je voudrais vous proposer une méditation sur les armes utilisées au moment de la Passion …

Les armes des ennemis de Jésus
Les armes des amis de Jésus
Les armes de Jésus lui-même

Les ennemis utilisent lanternes, torches, armes militaires (épées, boucliers, lances, poignards …), chaînes (ou des cordes ???), soupçons, feu, gifle, moquerie, fouet (flagellation), clous et marteaux

Judas, dont on ne sait pas s’il faut le classer parmi les ennemis ou les amis, a quant à lui recours à l’arme de l’argent !

La chose devient plus subtile et plus intéressante pour les amis de Jésus : Pierre a comme premier mouvement d’utiliser une épée, mais cette fois pour la bonne cause…

On croit souvent que, lorsqu’une épée s’avance, Il faut qu’une autre s’avance en face pour la contrer (précision : je ne parle pas du tout de l’art de la guerre, je ne parle pas des soldats, je parle du combat spirituel, cette lutte entre le bien et le mal à l’intérieur de nous et parfois à l’extérieur)

Pierre a l’illusion que c’est une épée qui va résoudre la question, et nous, lorsqu’une épreuve ou une tentation se présentent, nous avons tendance à nous agiter avec nos propres armes, avec nos propres forces, en demandant de l’aide à Dieu, mais en comptant sur nos propres forces, je pourrais dire nos propres armes …

Or il se trouve que lorsqu’on se tourne vers Jésus pour savoir quelles sont ses armes, on a la surprise de constater que l’arme unique qu’il utilise est lui-même !!! « Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver, s'avança et leur dit : ‘Qui cherchez-vous’ ? »
A cette arme unique, on pourrait ajouter sa parole, mais c’est une façon de dire une seconde fois la même chose. Jésus n’est-il pas lui-même La PAROLE ?

L’épître aux Hébreux déclare : « Elle est vivante, la parole de Dieu, énergique et plus coupante qu'une épée à deux tranchants ; elle pénètre au plus profond de l'âme, jusqu'aux jointures et jusqu'aux moelles ; elle juge des intentions et des pensées du cœur » Hb 4,12

La conclusion de tout cela, c’est que le combat spirituel consiste à laisser Jésus s’avancer devant les gardes, à laisser Jésus combattre en nous, au moyen de sa Parole et de lui-même.

Je me souviens d’une belle homélie d’un diacre qui nous rappelait qu’un temple est un lieu vide, vidé pour que Dieu puisse le remplir ; eh bien notre corps est le temple de Dieu, mais il est souvent plein de lui-même, et Dieu a bien de la peine à faire sa demeure en nous pour s’avancer et combattre en nous.

Il y a de l’activité dans la vie spirituelle, aucun doute là-dessus, mais l’activité sert à creuser un espace en nous pour que Dieu s’y installe et s’avance lui-même pour combattre les forces du mal. Ainsi-soit-il !

 P. Emmanuel d'Andigné

Homélie du jeudi 21 avril 2011-peut-on devenir purs ?

Homélie du jeudi saint - Année A

En ce jour du jeudi saint, que l’on appelle souvent « fête du sacerdoce », on s’attend à entendre le récit de l’institution de l’Eucharistie. C’est ce que nous a donné la première lettre de Saint Paul aux Corinthiens. On y associe volontiers le rappel de l’agneau pascal immolé, depuis le temps de Moïse. Et le psaume 115 convient bien : « bénis soient la coupe le pain, où ton peuple prends corps »
II peut paraître plus surprenant que l’Evangile porte, non pas sur l’Eucharistie, mais sur un geste secondaire, inhabituel et peu pratique à renouveler : le lavement des pieds. Sans doute faut-il le remettre dans le contexte de l’époque, où les chemins étaient poussiéreux, les sandales peu protectrices et la chaleur pénible pour les pieds. L’eau fraîche devenait un réel bienfait pour le marcheur et un signe d’accueil très apprécié.
Mais Jésus a voulu signifier beaucoup plus que cela à ses disciples. Il leur rend « le service de l’esclave », dit Benoît XVI, « il s’anéantit lui-même », selon l’expression de Saint Paul aux Philippiens. Le Pape y voit un geste contraire à celui d’Adam, qui avait essayé par ses propres forces de tendre vers le divin, se laissant séduire, comme Eve, par le mensonge du serpent satanique : « si vous mangez du fruit de l’arbre, vos yeux s’ouvriront et vous serez comme des dieux, possédant la connaissance du bien et du mal ». Le Christ, à l’inverse, est descendu de sa divinité au point de devenir homme, « prenant la condition d’esclave », et il s’est fait obéissant jusqu’à la mort sur une croix. Tout cela est rendu visible à travers un seul geste, dit Benoît XVI, dans son dernier livre « Jésus de Nazareth », que je cite : « « Par un acte symbolique, Jésus manifeste l’ensemble de son service salvifique. Il se dépouille de sa splendeur divine, il s’agenouille, pour ainsi dire, devant nous, il lave et sèche nos pieds sales pour nous rendre capables de participer au banquet nuptial de Dieu.
Si dans l’Apocalypse – poursuit le Pape- nous trouvons l’affirmation paradoxale selon laquelle ceux qui sont sauvés « ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau », cela veut dire que c’est l’amour de Jésus jusqu’à la fin qui nous purifie, nous lave. Le geste du lavement des pieds exprime précisément cela : l’amour serviable de Jésus est ce qui nous rend capables de Dieu, nous rends « purs ».
L’apôtre Pierre n’a pas compris cela aussitôt. Dans sa spontanéité, il s’insurge contre ce que Jésus s’apprête à faire, et qui lui paraît indigne du maître si vénéré : « tu ne me laveras pas les pieds, non, jamais ! ». Mais quand il saisit que c’est la condition pour rester en union avec le Christ, il est aussi prompt à répondre : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! »
Jésus ajoute : « vous-mêmes, vous êtes purs … mais non pas tous. »
Dans le passage du lavement des pieds, remarque Benoît XVI, le mot « pur » revient trois fois. « Pour pouvoir comparaître devant Dieu, pour entrer en communion avec Dieu, l’homme doit être « pur ». Mais plus il entre dans la lumière, plus il se sent sale et plus il éprouve le besoin de purification.
Le pape pose alors la question : « Comment le cœur de l’homme devient-il pur ? Qui sont les hommes au cœur pur, qui peuvent voir Dieu ? »
Dans les Actes des Apôtres, Pierre donne un élément de réponse au sujet des pharisiens convertis à la foi au Christ. Faut-il leur imposer la circoncision ? « Dieu n’a pas fait de distinction entre eux et nous, répond Pierre, puisqu’il a purifié leur cœur par la foi. » « La foi purifie le cœur. Elle vient de Dieu qui se tourne vers l’homme. La foi naît parce que les hommes sont touchés intérieurement par l’Esprit de Dieu, qui ouvre leur cœur et le purifie. »
L’Evangile était introduit par cette parole du Christ, ce commandement nouveau : « aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés ». C’est un exemple que je vous ai donné, conclut Jésus, afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous »
Que ce soir du jeudi saint nous fasse entrer davantage dans les perspectives du Seigneur, qui nous ouvrent au service des autres, dans un amour fraternel.

P. Jean Rouillard 

19 mai 2011

Homélie du 17 avril 2011-merci, l'âne !

Homélie du dimanche des Rameaux - Année A

Jésus entre à Jérusalem sur un ânon … quel intérêt ?!  Cela semble anodin pour nous. Regardons cet âne dans le blanc des yeux !

Dans son dernier livre, Benoît XVI note qu’il s’agit d’« un âne attaché » , ce qui n’est pas sans rappeler Gn 49,11 : « celui à qui le pouvoir appartient attachera son âne à un cep de vigne ». Le message et donc clair : Jésus est celui à qui le pouvoir appartient.

Ensuite, le texte précise qu’il s’agit d’« un ânon, petit d’une ânesse ». Or, on sait grâce au Livre des Rois, que David, le roi, avait le privilège de monter un âne le premier. Le message et donc clair : Jésus est Roi !

Enfin, puisque Jésus« monte un âne », il est bon de consulter le prophète Zacharie (Za 9,9), ainsi que nous invitent les évangélistes : c’est un roi humble que ce Messie annoncé par le prophète. Le message et donc clair :
Jésus est le messie, mais il n’est pas sur un cheval, animal de la puissance destructrice, il est sur un âne, développant une royauté d’un genre nouveau.

C’est bien beau pour les juifs d’alors, de dire tout cela, mais quel est l’intérêt de tout cela pour nous, aujourd’hui, qui ne sommes pas juifs ???

Je connais au moins deux réponses à cette question :

Première réponse : L’homme contemporain cherche la vérité, il a soif de vérité ! Regardez un programme de télévision, le grand succès de NCIS ; Maigret ; les experts ; Moulin ; New York section criminelle ; Cordier juge et flic ; Navarro ; inspecteur Barnaby … la grande quête dans tout cela est la Vérité ! Or, les Rameaux, c’est l’histoire d’un Dieu qui dit et qui fait, qui fait ce qu’il a dit, il est CREDIBLE. Benoît XVI serait heureux de m’entendre dire cela, s’il était présent dans l’église … il aime ce mot, « crédible » !

Homélie du dimanche des Rameaux - Année A

L’Evangile est crédible, doublement, parce qu’il montre que Dieu fait ce qu’il avait dit, d’une part, et d’autre part, parce qu’il n’a pas peur de montrer Jésus faible, lui qui est Dieu. L’homme contemporain attend que Dieu dise et fasse, il attend un Messie !

Deuxième réponse : l’homme contemporain est traversé par le désir, l’aspiration profonde, l’attente de mille choses ; il est bien vrai, par ailleurs, qu’il fait montre d’une indifférence religieuse sans précédent, mais il a tout de même mille désirs, le tout est de les identifier.

Prenons un exemple : « Alpha » a fait émerger partout en France, un désir de convivialité. D’ailleurs, vous l’avez entendu dimanche dernier dans la bouche des volontaires de Saint-Vincent de Paul : la solitude a été déclarée « cause nationale » ! Les hommes meurent (pour ne pas dire –pardon-, qu’ils crèvent) de solitude, ils sont heureux d’avoir enfin chaleur, amitié, reconnaissance …

Autre exemple : « Alpha » fait émerger aussi la difficulté à recevoir un enseignement tout fait. Besoin de dialogue, de parler soi-même et non pas simplement d’écouter …

Nous devons être à l’écoute des hommes d’aujourd’hui, et annoncer l’Evangile en fonction de leurs attentes, et nous mettre aussi à l’écoute de Dieu, afin qu’Il se révèle et qu’il révèle sa volonté. La semaine sainte est une véritable initiation à la foi chrétienne, valable pour celui qui ignore Jésus-Christ, mais aussi pour nous, afin de renouveler notre foi. Il suffit de suivre les offices et de se laisser guider … je vous souhaite une sainte et bonne semaine !

P. Emmanuel d'Andigné

Homélie du 10 avril 2011-imiter avec joie la charité du Christ

Homélie du 5ème dimanche de Carême - Année A

La prière d’ouverture, aujourd’hui prononce une fort belle phrase qui pourrait devenir notre devise cette semaine (et sans doute même au-delà) : « imiter avec joie la charité du Christ »

Je demandais l’autre jour à mon équipe Notre-Dame (des jeunes foyers) : « utilisez-vous avec vos enfants l’expression ‘faire la charité’ » ? Ils m’ont tous répondu « non » … cette expression est tombée en désuétude, elle tend à disparaître, et subsistait, malgré tout, dans l’imaginaire de l’une des personnes présentes, mais avec une connotation très négative, condescendante …

Or c’est un mot magnifique, quand on y pense, que celui de « charité ». Ce mot est d’origine chrétienne (le saviez-vous ?), il vient de « charis », en grec, qui signifie « don ». La grâce apparait donc, originellement, comme l’expression de l’amour gratuit de Dieu, par un don spirituel venant de lui.  La charité est donc d’abord un acte de Dieu, avant d’être un acte humain, éventuellement héroïque. Ensuite, seulement après, c’est un amour pour Dieu et enfin, c’est un amour des autres pour l’amour de Dieu. C’est bien ce que dit « l’acte de charité » : Mon Dieu, je vous aime de tout mon cœur et plus que tout, parce que vous êtes infiniment bon, et j’aime mon prochain comme moi-même pour l’amour de vous.

Nous venons d’écouter Jean 11, la résurrection de Lazare. Cet acte de Jésus est vraiment un acte de charité. La charité, pour le Christ consiste, on le sait bien, à donner à manger à ceux qui ont faim, à guérir ceux qui sont malades, à pardonner les péchés, à chasser les démons et … à ressusciter les morts !

Il y a un lien très fort entre le pardon des péchés et la résurrection des morts. C’est le péché qui fait entrer la mort dans le monde. Voici ce que déclare Saint Paul (Rm 5,12) : « Par un seul homme, Adam, le péché est entré dans le monde, et par le péché est venue la mort ; et ainsi, la mort est passée en tous les hommes, du fait que tous ont péché. »

Ressusciter Lazare, pardonner les péchés, c’est la même charité du Christ qui veut nous arracher au péché et à la mort : la résurrection de Lazare est un signe de la charité divine.

Et quant à nous aujourd’hui, concrètement, comment pourrions-nous « imiter avec joie la charité du Christ » ? J’ai un souvenir qui remonte au 09 avril 2011 (hier !) : les six paroisses du Centre d’Angers se sont rassemblées, dans la joie et la simplicité place Sainte-Croix, pour annoncer Jésus-Christ ensemble.

Faire connaître Jésus est le plus acte de charité qui soit. Bien sûr, je n’oublie pas qu’il y a beaucoup de très beaux gestes d’évangélisation posés dans la discrétion par les uns et les autres, mais de temps à autre il est bon et même nécessaire qu’il y ait un signe visible de cette charité qu’on appelle l’évangélisation !

Je termine en revenant sur la prière d’ouverture « que ta grâce nous obtienne, Seigneur, d’imiter avec joie la charité du Christ, lui qui a donné sa vie par amour pour le monde. Par Jésus-Christ, ton Fils … ». La plupart des oraisons se terminent par cette expression « par Jésus … » : au moyen de ce petit mot, l’Eglise fait honneur aux deux médiations du Christ, l’une ascendante (on confie nos prières à Jésus qui les fait monter vers le Père), l’autre descendante (tout ce que l’on demande dans la prière nous est accordé par son truchement). Toutes les grâces, et spécialement les sacrements nous viennent par lui, qu’il règne dans nos cœurs, lui qui règne déjà dans les siècles des siècles, amen !

P. Emmanuel d'Andigné

14 mai 2011

Homélie du 03 avril 2011-nous sommes des aveugles, nous aussi

Homélie du 4ème dimanche du Carême - Année A

Le temps du carême ne doit pas être une période de tristesse, mais de joie, la joie d’écarter de notre vie ce qui nous empêche d’accueillir celui qui est « la lumière du monde », Jésus.
Ce 4ème dimanche de carême nous le rappelle par le premier mot de l’antienne d’ouverture : « réjouissez-vous ! », en latin « laetare ». « Réjouissez-vous avec Jérusalem, exultez à cause d’elle, vous tous qui l’aimez ! Avec elle, soyez pleins d’allégresse, vous tous qui portiez son deuil ! Ainsi, vous serez nourris et rassasiés de l’abondance de sa joie »

Ces deux versets du livre d’Isaïe n’ont pas été pris au hasard. Ils viennent du dernier chapitre du livre, qui célèbre le retour de l’exil à Babylone. On se met à reconstruire le Temple de Jérusalem. La justice  de Dieu se manifeste. Ses serviteurs jubilent dans la ville rénovée, et les impies subiront le châtiment.

C’est déjà l’image de la libération qu’apportera le Sauveur ressuscité à pâques.
La lettre de Saint Paul aux Ephésiens et l’Evangile ont pour thème la lumière, avec tout son symbolisme.

« Jésus vit sur son passage un homme qui était aveugle de naissance ». Cet aveugle de naissance, n’est-ce pas d’une certaine manière chacun d’entre nous ? Nous avons tant de mal à pénétrer les mystères de la foi …

Plutôt que de se réjouir d’une guérison extraordinaire et d’en rendre grâce à son auteur, les témoins cherchent à justifier leurs présupposés. Il faut trouver un coupable … ou l’aveugle, ou ses parents, supposés pécheurs … Quant aux Pharisiens, ils sont divisés sur l’interprétation à donner à cette guérison. Pour certains, elle ne peut pas venir de Dieu, parce qu’elle a été opérée un jour de Sabbat, travail interdit ! D’autres sont perplexes : « comment un homme pécheur pourrait-il accomplir des signes pareils ? »

La polémique enfle. Il faut à tout prix s’opposer à voir en Jésus le Messie.  

On constate d’un côté la simplicité et le bon sens de l’aveugle guéri. De l’autre côté, c’est le refus de l’évidence. La conclusion du bénéficiaire du miracle sur son guérisseur est claire : « c’est un prophète ! ». Vous dîtes que c’est un pécheur … mais il y a une chose que je sais : j’étais aveugle et maintenant je vois ». Les parents confirmaient les paroles de leur fils, mais ils se gardaient bien d’en avancer des commentaires, par peur des juifs, ayant bien compris que ceux-ci voulaient « exclure de la synagogue tous ceux qui déclareraient que Jésus est le Messie », nous dit l’évangéliste.

« Dieu ne regarde pas comme les hommes –disait le Seigneur à Samuel- car les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur »

Jésus voit dans le cœur de l’aveugle guéri la droiture, l’accueil de la vérité. Il peut donc lui poser la question de confiance : « crois-tu au Fils de l’homme ? » La réponse ne tarde pas : « je crois, Seigneur », et le signe de sa vénération : « il se prosterna devant lui ».
Jésus, lumière du monde, en exprime lui-même la signification : « Je suis venu en ce monde pour une remise en question : pour que ceux qui ne voient pas  puissent voir et que ceux qui voient deviennent aveugles. »

« Serions-nous des aveugles, nous aussi ? », dirent certains pharisiens, qui avaient bien compris … Soyons aussi lucides qu’eux, sachant que « celui qui marche à ta suite, Seigneur Jésus, aura la lumière de la vie. »
Amen

P. Jean Rouillard